Genre, conflits armés, post-conflit

Crédit : 3 ECTS

Volume horaire

  • CM : 18 h

Description du contenu de l'enseignement

Bien que les armées des Etats comptent de plus en plus de femmes et que les mouvements de guérilla ou de libération nationale les intègrent parfois largement, la conduite de la guerre demeure un domaine essentiellement masculin. Un certain nombre d’analyses laisse à penser que les femmes subissent la violence et la dureté des combats, sans jamais elles-mêmes être des acteurs des conflits. Pourtant, les femmes dans la guerre sont aussi parfois des combattantes, des individus qui infligent une violence à l’adversaire. Et si elles sont minoritaires, leur engagement est néanmoins significatif et ne peut se réduire à des phénomènes de déviance ou de manipulation. Aussi s’agit-il ici de dégager quelques pistes pour comprendre dans quelles circonstances les femmes sont amenées à faire la guerre et les manières dont elles la font. Tout en recourant à une perspective de genre, on ne s’y limitera pas car l’on considère que l’objet est double : tout en tâchant de saisir ce que la conduite de la guerre nous révèle de la condition féminine et des rapports de genre, on s’interrogera également sur ce que l’étude des combattantes nous apprend sur les conflits.
Une fois la guerre terminée, les conquêtes féministes sont souvent précaires. Aussi convient-il de s’interroger sur la transformation des rapports de genre au cours du conflit. La question se pose aussi dans l’après-conflit : quelle place les processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) accordent-ils aux femmes combattantes ? Et plus largement, on peut tenter d’évaluer les effets de la guerre et des changements sociaux que celle-ci a provoqués sur les identités de genre à la fois masculines et féminines

Mode de contrôle des connaissances

Contrôle continu : exposé / essai

Enseignant responsable

LAETITIA BUCAILLE



Année universitaire 2017 - 2018 - Fiche modifiée le : 11-07-2017 (14H39) - Sous réserve de modification.