Microéconomie de la conception et théorie de l’entreprise

Crédit : 2 ECTS

Volume horaire

  • CM : 18 h

Description du contenu de l'enseignement

Les économies contemporaines de la connaissance et de la création sont marquées par l’apparition de nouvelles formes d’échange (Marché de bien inconnus) et d’association fondée sur des potentiels de création. La croissance et l’efficacité sont fondées sur de nouveaux concepts : innovation intensive, rendements de conception, extension de l’identité des objets. Elles s’appuient sur des modes de coordination et de gouvernance renouvelés. Mais ces économies génèrent aussi de nouveaux types de crises : innovation orpheline, bulles spéculatives technologiques ; elles déstabilisent l’entreprise et appellent de nouveaux modes de régulation et de nouvelles règles de droit.

Le cours analyse ces phénomènes contemporains et les formes d’action collective associées : nouvelles formes de régulation, de politique publiques, nouvelles règles de gouvernance des entreprises et des biens communs. Il analyse les apports et les limites des modèles microéconomiques fondés sur la fonction de production et des théories classiques de l’entreprise comme nœud de contrats. Il présente les avancées les plus récentes en micro-économie de la conception et en théorie de l’entreprise. Le cours vise plus précisément trois objectifs :
  • Permettre une meilleure connaissance des phénomènes associés aux économies de la connaissance et de la création : formes de croissance, de richesse, de marché, variété des entreprises et des règles de gouvernance, crises, etc.
  • Présenter les théories et les modèles contemporains en microéconomie de la conception et en théorie de l’entreprise, offrant ainsi des capacités d’analyse adaptées aux enjeux contemporains
  • Offrir un ensemble d’outils et de méthodes pour le pilotage économique des activités et la gouvernance des collectifs de conception innovante

Plan du cours :
Le cours comporte deux parties, l’une centrée sur l’économie de la conception et l’autre sur la gouvernance de l’entreprise innovante.
  • Partie 1 - Microéconomie de la conception
  1. Phénoménologie d’un capitalisme de l’innovation intensive
  2. Etude critique du modèle « connaissance? Innovation? Croissance », paradoxe de la R&D, firme innovante, croissance par l’innovation répétée, formes contemporaines de l’innovation (par révision de l’identité des objets), efficacité en conception. Cas Tefal, cas Saint-Gobain
  3. Fonction de conception
  4. Fonction de production, modèles fonds/flux, fonction de conception, rendements statiques et dynamiques de conception ; application sur le cas du pilotage économique de plateforme et du pilotage économique de la R&D avancée, notion de capacité d’absorption conceptuelle. Cas STmicroélectronique, cas plates-formes PSA
  5. Régime de conception, régime de conception ; biens inconnus, phénomènes associés (Innovation orpheline, bulles spéculatives technologiques, etc.) et formes de gestion (Collèges de l’inconnu, gestion des anticipations génératives, référentiel de conception pour champ d’innovation, etc.). Cas bétons à fibres naturelles, semiconducteurs (ITRS), services aux personnes fragiles
  • Partie 2 - Gouvernance de l’entreprise innovante
  1. L’entreprise, formes et crises : variété des formes, schémas juridiques, crises contemporaines. Le modèle de la société. Analyse critique des théories classiques de l’entreprise
  2. L’entreprise comme régime de création collective : l’émergence de l’entreprise moderne, spécificités, modèle (F, P, G), autorité de gestion, analyse critique de la théorie de l’agence appliquée à l’entreprise
  3. Gouvernance et capacités d’innovation collectives : analyse des capacités d’innovation des différentes formes d’entreprise (conventionnelle, coopérative, etc.), nouveaux enjeux : couplage coordination/cohésion, création salariée, mandat de gestion

Enseignant responsable

BLANCHE SEGRESTIN

Enseignant responsable

PASCAL LE MASSON



Année universitaire 2017 - 2018 - Fiche modifiée le : 27-04-2017 (11H42) - Sous réserve de modification.